07/05/2007

 

Bonjour à vous, Joseph !


Je suis l'amie de Véro; je suis heureuse de vous lire avec tous ces projets qui vous font connaître, vous et votre livre. ET votre message, surtout.

J'ai beaucoup aimé entrer à nouveau en contact avec l'Afrique, à-travers vos mots; j'y ai retrouvé la chaleur et les sourires d'accueil de là-bas (suis allée 2 x au Sénégal, 15 jours en brousse); j'ai revu, notamment avec ce qui dépeint votre maman, les "mamas" et ce que sont leurs priorités, leurs croyances, aussi.

Cela me faisait sourire, et a réjoui mon coeur.

Tous les contacts que vous dépeignez, avec les personnes telles qu'elles sont après le drame du pays, et leur drame à eux, est d'une grande finesse; juste les mots qu'il faut pour décrire mais jamais accentuer l'émotionnel, ce qui rend le message apte à être capté... même par ceux qui ne veulent pas trop entendre parler de ce qui fut si affreux et inhumain.

J'ai super apprécié que vous parliez -en détails- des esprits de la famille qui viennent vous visiter; qu'enfin les européens  rationnels, "entendent" qu'il y a un monde invisible, tout aussi important que le visible (je le crois, moi,  plus important!) .

Enfin, ce héros, Jean, il est si pleinement humain dans ses réactions, ses doutes, sa désespérance d'être loin et inactif en Belgique, impuissant !
IL est dans ses émotions, là, au Pays, et cela peut perturber sa quête, ses démarches, tout est super bien relaté (j'ai entendu des gens qui s'étonnaient que les émotions se sentent si fort dans le corps, mais c'est si vrai!) .

J'aime qu'avec votre livre se dessine un profil des humains de toutes les couleurs, avec leur violence et leur atrocités, quand ils ne sont plus dans leur coeur, dans leur centre.
J'apprécie que se "sente" que cela peut arriver à tous d'être "fanatisé" par des croyances ou des PEURS, et que cela amène à des gestes et actions en-dehors de l'imaginable.

Ces messages peuvent amener des tas de pistes de réflexion pour tous les âges, des discussions aussi et, pour ceux qui ne font pas de cheminement intérieur,  une espèce de motivation à se remettre en question .
Du genre: "suis -je en paix, moi, à l'intérieur de moi? et avec tous tous mes proches? "

Enfin, le fait que vous décriviez cette culpabilité énorme de celui qui est loin du Rwanda, qui sait et n'en peut plus de savoir, traîne ses émotions d'année en année, avant de voir l'éclaircie, c'est chouette; c'est DIRE combien tout est vécu dans le coeur, à distance ou près, pas d'importance, cela EST .
C'est montrer à ceux qui n'imaginent pas, mais peuvent alors faire le lien avec leurs propres deuils.
Quand il y a un accident, on les entend : "j'aurais dû faire ça, j'aurais pas dû......."

Beau travail d'écriture et, je le devine, "belle" façon pour vous d'émerger, et sans nul doute pour moi, de donner à la vie vos dons et talents, pour faire évoluer la conscience.

Je vous lis, sporadiquement, avec tous ces contacts et invitations, avec le réseau de la communication: vous vous rendez compte que cela dépasse -sûrement - vos espérances ! 
Je crois, et je suis émue quand je l'écris, je frissonne,(et je pleure) que vous donnez à votre papa, ce qu'il vous demandait.
Vous avez peut-être attendu... mais ce que vous apportez au pays, maintenant, a une immense valeur!
MERCI POUR CELA

Car vous êtes moi, je suis vous, nous sommes tous reliés, n'est-ce pas?

Je vous fais des bisous chaleureux, car même si nous ne nous sommes pas encore rencontrés, nous sommes frères.  

                                                     Christiane Schmits



10:07 Écrit par Joseph NDWANIYE dans Avis des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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