18/06/2013

La Villa de Gnshoren présente le muzungu mangeur d'hommes

Merci à tous ceux qui sont venus échanger leurs histoires avec les miennes ce dimanche 16/6/2013 lors de la présentation du Muzungu mangeur d'hommes. C'était au centre culturel de Ganshoren "La Villa" à Bruxelles.

Nous ne nous sommes pas nourris que de la littérature mais aussi des Sambusa, du jus de maracuja à l'eau ou au vin...

Merci au comité de jumelage Ganshoren-Rusatira et à La Villa qui ont orgnaisé cette rencontre.

A bientôt

Joseph

17:46 Écrit par Joseph NDWANIYE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/06/2013

Rencontre à Ganshoren"La Villa" pour parler du muzungu mangeur d'hommes

Joseph NDWANIYE

le Muzungu mangeur d’hommes

Après la RTBF, Télé-Bruxelles, la Foire du Livre à Tour et Taxis et le Salon du Livre de Paris, Joseph Ndwaniye revient sur ses terres, celles du bus 87 et de la place Guido Gezelle, pour présenter son second livre « Le Muzungu mangeur d’hommes » (éditions Aden).

Le premier roman, « La Promesse faite à ma sœur », nous éclairait sur les sentiments d’un Africain revenu d’Europe pour retrouver ses collines natales. Les curieux de Ganshoren le connaissent bien : il est présenté sur le panneau 12 de la Promenade de la Solidarité Nord-Sud (coin Sorensen / Doulceron).

Ce nouveau roman nous propose cette fois la découverte du pays des mille collines par deux jeunes coopérants européens, mélange d’idéalisme et de recherche de soi et du mieux. Dans un style toujours "ndwaniyéen" (on dit bien hugolien !), avec la présence de presque deux histoires en une, beaucoup d’humanité et de justes sentiments nord-sud, beaucoup de voyages à pied ou autres. Avec des paysages africains merveilleusement décrits, comme ce lac Kivu plein de mystères qui joue le rôle d’un acteur principal du roman.

http://jndwaniye.skynetblogs.be/

dimanche 16 juin de 15h à 17h

avec dégustation de spécialités rwandaises

infos et réservations : 02/420.37.27

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20:54 Écrit par Joseph NDWANIYE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/06/2013

Excellente chronique de Lydie N'Guessan sur Le muzungu mangeur d'hommes

LE MUZUNGU MANGEUR D’HOMMES-JOSEPH NDWANIYE

Editions Aden-2012

In le Blog de Lydie Bla  www.lebazardelydie.over-blog.com

Publié le 25 Mai 2013

 

Le Muzungu Mangeur d’hommes, littéralement le Blanc Mangeur d’Hommes  de Joseph NDWANIYE est d’abord  l’histoire d'une rencontre entre un homme européen et le Rwanda. Mais bien plus que cela, celle d’un homme qui part à la rencontre de lui-même autour des îles du Lac Kivu.

Arno, héros du roman, accompagne son épouse médecin, aux confins  du Rwanda. Elle y prend  le management d’un hôpital de brousse, pendant que lui est abandonné à la solitude de longues journées marquées par son inactivité. De proche en proche, il part à la découverte de son nouvel environnement : l’apprentissage de la langue est le sésame qui lui ouvre les chemins broussailleux des collines, les chemins du pays réel, à savoir des hommes et des femmes qui l’habitent. Peu à peu, Arno s’insère dans cet univers étranger, pour le faire sien, l’habiter pleinement. Il apprivoise le chemin récalcitrant qui mène vers la colline du village, brave tous les dangers, pour s’approprier peu à peu l’espace, celui du territoire, mais aussi celui du cœur des villageois. Car la démarche sincère d’Arno,  vise à se fondre pour ne faire qu’un avec l’univers magique et sans fards qui s’ouvre à lui, un univers auquel il voue un très grand respect. Lorsque l’ombre de la rumeur plane, l’accusant d’être un Muzungu Mangeurs d’Hommes, ce sont les sages du village qui viennent à sa rescousse. La rumeur, qui n’est rien de plus que la peur exprimée face à cet étranger, devient son nom,  celui qui le définit,  celui qui lui attribue une identité, et le place comme membre à part entière des Collines.

Dans le même temps, le couple d’Arno et de Lies sa compagne, continue de se déliter dans des cheminements individuels parallèles. Paradoxalement, Lies qui par sa profession est en prise directe avec la population de cette parcelle de Rwanda, reste une étrangère à ce pays. La suggestion ici est que le sens réel se niche souvent derrière le masque intime des apparences. La relation de Lies au Rwanda, circonscrite au territoire de l’hôpital qu’elle dirige, prend les termes d’une quête narcissique dont le point d’orgue est la relation amoureuse qu’elle noue avec Baptiste son chauffeur. Cette liaison fait voler le couple en éclat, et Arno entame un voyage initiatique, sensuel au cœur du lac Kivu, il y fera une rencontre, qui ne le laissera pas indemne, et le propulsera dans les labyrinthes de sa propre humanité.

Le Lac Kivu peut être considéré comme le Lac des rivages intérieurs avec lesquels Arno a conversé,  les îles abordées prennent les formes de ces territoires encore vierges qui l’habitent. La conversation qu’il engage avec le Lac est celle de l’interrogation de ses propres possibles, de ses propres frontières.   

Nous ne dévoilerons pas ici ce qu’il est advenu d’Arno, ni de Baptiste le chauffeur, ni de Lies non plus. Nous nous contenterons de dire que le roman de Joseph NDWANIYE est comme une fusée à plusieurs étages qui rend compte de la complexité humaine, de la complexité des rencontres. Le roman peut être abordé de plusieurs manières, parce que l’auteur s’est effacé avec discrétion à l’instant même où il nous a ouvert les portes qui mènent à ces destinées. Nous laissant en prise directe et vertigineuse avec les âmes qui habitent l’histoire.

La langue de Joseph NDWANIYE est directe, fluide et subtile. Elle suggère le pays des « Milles Collines » comme un troisième personnage incontournable sans lequel rien n'aurait jamais été possible. Une vérité circulaire liant de façon indissociable le territoire à la narration.

Lydie Bla N’Guessan

 

 

22:21 Écrit par Joseph NDWANIYE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Très belle chronique de Lydie N'Guessan sur la promesse faite à ma soeur

LA PROMESSE FAITE A MA SŒUR- Joseph NDWANIYE Editions Impressions Nouvelles- 2006 In le blog de Lydie Bla www.lebazardelydie.over-blog.com Publié le 8 Juin 2013 Nous sommes en 2003, Jean, Rwandais exilé en Belgique, prend le chemin de Kigali après 17 années d’absence, 17 années tout au long desquelles il est resté éloigné de son pays. Il y rentre avec la douleur et la culpabilité de n’avoir pu être présent au moment où la nuit la plus noire s’abattait sur son pays. Seule sa mère et sa jeune nièce ont survécu aux massacres. Sa sœur et sa famille, ont été exécutés de la pire manière, comme bon nombre de Rwandais. Son frère jumeau est porté disparu, son épouse et ses enfants n’ont, eux non plus, pu échapper aux massacres. Les retrouvailles avec sa mère sont celles de la révélation d’un secret, qu’elle n’avait osé lui avouer dans ses lettres, égard que confère souvent la pudeur au milieu de l’horreur. Thomas n’a pas disparu, il est emprisonné, accusé d’avoir été vu, machette à la main sur une des nombreuses barricades dressées par les « interharwés ». L’enjeu du voyage de Jean, prend à cet instant une dimension nouvelle : partir à la rencontre de son frère, recoller les blocs de sa propre histoire d’exilé perclus de la culpabilité de n’avoir pu, à défaut de sauver les siens, être présent à leurs côtés pour partager leur sort. La culpabilité exhale chacune des lignes de ce roman, incrustée et tenace, elle hante les survivants du Génocide, les plonge dans un exil intime, qui les isole de leur propre histoire, leur confère un statut d’étrangers au milieu de leurs propres existences. Tous sont en quête d’une omission salutaire, celle qui autorisera leur esprit à soulager leurs consciences meurtries. Celle qui consiste à retrouver, malgré tout, les symboles qui marquaient leur vie d’avant le Génocide, pour la reprendre là où elle s’est égarée. Aucun des personnages de ce roman n’échappe à cette règle, malheureusement, la vague d’atrocités déferlante qui s’est abattue sur le Rwanda, a tout laminé sur son passage, laissant les rescapés face à leur solitude douloureuse et lancinante. Le destin de toutes ces âmes sont l’allégorie d’un pays qui tente de renaître malgré tout, des cendres de son cauchemar. 10 années se sont écoulées depuis le temps où la nuit rouge s’est abattue sur le Rwanda, mais les stigmates de l’horreur continuent de jouer à cache-cache avec la mémoire des survivants, comme pour leur proclamer leur toute puissance, et à travers le fantôme des victimes, l’omni présence de leurs bourreaux. La Promesse Faite à Ma Sœur, pour celui qui tente de résoudre les sens des équations de la vie, permet de réaliser que les inconnues qui la constituent prennent la couleur du gris. Le blanc et le noir mélangé, le gris étant la synthèse d’une des parcelles de vérité qui préside à notre condition humaine. En effet les mois d’avril et de mai 1994 resteront gravés à jamais dans la mémoire de chacun, tout comme fut le 11 septembre 2001, ces instants où l’humanité entière a assisté impuissante au déferlement de la plus pure expression de ses propres ténèbres. Le roman nous plonge au cœur des mystères qui président à la condition humaine, celle de ces millions d’âmes besogneuses que nous sommes, occupées à gérer leurs propres existences tel qu’elles le peuvent, capables du meilleur, comme du pire. Y sont cristallisées la présumée culpabilité de Thomas, confrontée à celle auto-présumée aussi de Jean, son frère jumeau, qui dans son exil, est resté absent du drame Rwandais. La question courageuse qui se dessine au travers des lignes du texte, renvoie chacun d’entre nous à un questionnement intime qui marque les frontières de nos propres abysses et limites. En d’autres termes la véritable question ne tourne pas autour de la culpabilité. Elle est plutôt contenue dans les ferments qui ont présidé aux destinées de ces deux frères jumeaux. La réponse qui semble s’imposer, est que chacun d’entre eux ont fait les choix qui s’imposaient à eux en fonction de l’évaluation de leur environnement immédiat. Tout comme la plupart d'entre de nous, projetés dans les mêmes circonstances. Le terme exact qui nous rappelle aux paramètres bornés de notre condition humaine, contenus au creux de nos seuils individuels et intimes, que seule l’horreur, pourrait nous amener à découvrir dans la pleine complexité de leurs étendues. Cette lecture renvoie en écho, dans une certaine mesure, à celle de Beyrouth Poste Restante de Hanan El Cheichk, à l’expression de ce que la vie parvient à survivre à l’horreur à travers les gestes les plus insignifiants, y compris à ceux qui consistent à ne s’intéresser qu’à la minute qui suivra. Jean, sur le chemin qui le mène à Thomas, s’arrête sur les rives majestueuses du Lac Kivu dont la beauté immuable symbolise l’imposante force de cette vie qui se porte à retrouver son chemin en digérant les cadavres de l'histoire. La force de ce texte réside dans la narration nue, celle qui livre sa propre histoire à une incontournable rencontre avec les dedans les plus intimes du lecteur. Lydie Bla N’Guessan

22:05 Écrit par Joseph NDWANIYE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/06/2013

Chronique de Jean-Claude Kangomba sur Le muzungu mangeur d'hommes

http://www.cec-ong.org/index.php?option=com_content&view=article&id=826:joseph-ndwaniye-le-muzungu-mangeur-dhommes&catid=131:chroniques-de-livres&Itemid=224

19:59 Écrit par Joseph NDWANIYE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |