22/07/2007

"La promesse" à "La Villa" de ganshoren

Durant les quelques heures de rencontre avec l'écrivain Joseph Ndwaniye, la petite salle de "La Villa" se remplit de lecteurs par vagues successives. Ils sont venus par dizaines, intrigués par cet auteur du cru qui écrit dans le métro avec une infinie tendresse, l'histoire chaotique de son pays d'origine, le Pays des Mille Collines.

Les questions des lecteurs fusent et l'auteur y répond avec douceur, d'une voix posée, presque tenue, s'excusant parfois d'être parmi eux. L'ambiance est chaleureuse, la température ambiante et la bière de banane aidant, les questions fusent de plus belle. D'où vient cet onirisme du livre? Qu'est-ce qui pousse un homme à écrire son premier roman? Bouquin-thérapie? Bouquin expiatoire? Culpabilité de l'absent?

La conversation à bâton rompu évolue inévitablement vers la politique internationale: Afrique continent maudit? Rôle de la colonisation? Comment faire triompher l'état de droit? Quel type d'intervention Nord-Sud?

L'auteur n'esquive aucune question. N'hésite pas à avouer ses lacunes au niveau des grands enjeux politiques. D'ailleurs son livre ne prétend pas apporter de solutions politiques. Il traite d'émotions sourdes ressenties par des corps exsangues, meurtris d'avoir trop pleuré, hébétés par tant d'atrocités. Des émotions que seul un écrivain de talent permet de partager. Les journalistes de la presse écrite et télévisuelle ne s'y sont pas trompés.

ganshoren a vu naître un auteur...un vrai.

Gauthier DESUTER

21:19 Écrit par Joseph NDWANIYE dans Avis des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

07/05/2007

 

Bonjour à vous, Joseph !


Je suis l'amie de Véro; je suis heureuse de vous lire avec tous ces projets qui vous font connaître, vous et votre livre. ET votre message, surtout.

J'ai beaucoup aimé entrer à nouveau en contact avec l'Afrique, à-travers vos mots; j'y ai retrouvé la chaleur et les sourires d'accueil de là-bas (suis allée 2 x au Sénégal, 15 jours en brousse); j'ai revu, notamment avec ce qui dépeint votre maman, les "mamas" et ce que sont leurs priorités, leurs croyances, aussi.

Cela me faisait sourire, et a réjoui mon coeur.

Tous les contacts que vous dépeignez, avec les personnes telles qu'elles sont après le drame du pays, et leur drame à eux, est d'une grande finesse; juste les mots qu'il faut pour décrire mais jamais accentuer l'émotionnel, ce qui rend le message apte à être capté... même par ceux qui ne veulent pas trop entendre parler de ce qui fut si affreux et inhumain.

J'ai super apprécié que vous parliez -en détails- des esprits de la famille qui viennent vous visiter; qu'enfin les européens  rationnels, "entendent" qu'il y a un monde invisible, tout aussi important que le visible (je le crois, moi,  plus important!) .

Enfin, ce héros, Jean, il est si pleinement humain dans ses réactions, ses doutes, sa désespérance d'être loin et inactif en Belgique, impuissant !
IL est dans ses émotions, là, au Pays, et cela peut perturber sa quête, ses démarches, tout est super bien relaté (j'ai entendu des gens qui s'étonnaient que les émotions se sentent si fort dans le corps, mais c'est si vrai!) .

J'aime qu'avec votre livre se dessine un profil des humains de toutes les couleurs, avec leur violence et leur atrocités, quand ils ne sont plus dans leur coeur, dans leur centre.
J'apprécie que se "sente" que cela peut arriver à tous d'être "fanatisé" par des croyances ou des PEURS, et que cela amène à des gestes et actions en-dehors de l'imaginable.

Ces messages peuvent amener des tas de pistes de réflexion pour tous les âges, des discussions aussi et, pour ceux qui ne font pas de cheminement intérieur,  une espèce de motivation à se remettre en question .
Du genre: "suis -je en paix, moi, à l'intérieur de moi? et avec tous tous mes proches? "

Enfin, le fait que vous décriviez cette culpabilité énorme de celui qui est loin du Rwanda, qui sait et n'en peut plus de savoir, traîne ses émotions d'année en année, avant de voir l'éclaircie, c'est chouette; c'est DIRE combien tout est vécu dans le coeur, à distance ou près, pas d'importance, cela EST .
C'est montrer à ceux qui n'imaginent pas, mais peuvent alors faire le lien avec leurs propres deuils.
Quand il y a un accident, on les entend : "j'aurais dû faire ça, j'aurais pas dû......."

Beau travail d'écriture et, je le devine, "belle" façon pour vous d'émerger, et sans nul doute pour moi, de donner à la vie vos dons et talents, pour faire évoluer la conscience.

Je vous lis, sporadiquement, avec tous ces contacts et invitations, avec le réseau de la communication: vous vous rendez compte que cela dépasse -sûrement - vos espérances ! 
Je crois, et je suis émue quand je l'écris, je frissonne,(et je pleure) que vous donnez à votre papa, ce qu'il vous demandait.
Vous avez peut-être attendu... mais ce que vous apportez au pays, maintenant, a une immense valeur!
MERCI POUR CELA

Car vous êtes moi, je suis vous, nous sommes tous reliés, n'est-ce pas?

Je vous fais des bisous chaleureux, car même si nous ne nous sommes pas encore rencontrés, nous sommes frères.  

                                                     Christiane Schmits



10:07 Écrit par Joseph NDWANIYE dans Avis des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/04/2007

Dévoratrice de livres

Cher Monsieur,

Je suis "dévoratrice" de livres, et c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai lu "la promesse faite à ma soeur". Vous écrivez merveilleusement bien, avec les mots justes, humbles, sobres... et authentiques.

Je voulais vous dire merci pour ce témoignage vibrant.

 

Bien à vous

 

Françoise

09:19 Écrit par Joseph NDWANIYE dans Avis des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Souvenirs d'enfance

Cher Joseph,

Permettez-moi de vous remercier pour nous avoir permis de partager vos souvenirs d'enfance dans votre beau Pays des Mille Collines, mais aussi malheureusement les effets du terrible génocide qui l'a décimé.

Je ne trouve pas les mots pour vous exprimer mon émotion...

Tout simplement, une fois encore, merci à l'homme que vous êtes devenu, et félicitations à l'auteur de cette émouvante "Promesse faite à ma soeur".

Bien à vous

 

Fabienne

09:11 Écrit par Joseph NDWANIYE dans Avis des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/03/2007

 Rwanda: un livre que j'ai aimé

Jean retourne vers son pays, son Rwanda  natal dont il est parti, voici dix neuf ans pour suivre des études en Belgique. Le Pays des Mille collines, il connaît, c'est toute son enfance, sa jeunesse, la famille, l'école, le foot, les copains.... Tout juste arrivé à Kigali, les souvenirs lui sautent à la mémoire. Les collines sont là avec leur doux vallonnement et leur merveilleuse odeur, la ville autour de l'aéroport et son animation, la luminosité du ciel, les odeurs des brochettes de chèvre saupoudrées de pili-pili, les sourires des jeunes filles et leur si joli port de tête... mais en même temps tout est différent. Personne ne l'attend à l'aéroport, les quartiers ont changé, les arbres grandi, des maisons ont disparu. La réserve habituelle des gens est encore plus grande au delà du premier abord toujours chaleureux. Pas de visage connu. Ses amis ne sont plus là.

Il y a eu le génocide et son cortège d'horreur.

Jean se réjouit de revoir sa mère. Ils étaient une famille dans le temps. Son père, inspecteur des écoles est mort peu avant la chute de l'avion du Président qui a déclenché les massacres. Autrefois il y avait les grand-mères maternelles, les parents et la fratrie; une grande soeur, Antoinette, Jean et son frère jumeau Thomas, un plus jeune frère Ismaël, lui aussi décédé avant les terribles événements. Mais les autres que sont-ils devenus ? Comme Jean ils s'étaient mariés, avaient des enfants... Et Jean voudrait savoir, surtout retrouver son jumeau disparu, ce Thomas qui était son double et qui lui manque depuis que très jeunes les parents les ont séparés, l'envoyant lui, Jean, dans l'urugo de sa grand-mère maternelle...

Et c'est toute son enfance qui lui revient en mémoire: les courses folles quand il escaladait pieds nus les chemins caillouteux des collines, quand il passait auprès de ce pont plein de mystères qui enjambait la rivière rougie par les pluies dévalant et ravinant les collines ... C'est l'odeur du pain frais dans la maison paternelle près de la mission hollandaise et le goût de la bouillie de sorgho de la grand-mère qui lui menait la vie dure. Dure non? celle des enfants du Rwanda à l'époque et peut-être encore maintenant: aller chercher l'eau juste avant le lever du soleil (6 heures été comme hiver) et parfois y retourner selon les besoins, aller mener les belles vaches brunes aux longues cornes recourbées dans les pâtures ... et puis l'école , le matin ou l'après-midi comme cela se fait encore dans bien des endroits...

Après une première nuit mélancolique dans une maison amie dont les propriétaires sont absents, il se met en route pour le village de sa mère. Pendant cette longue absence, le jeune homme est devenu un homme: il vit en Belgique, il est marié à une Européenne et ils ont deux enfants. La rencontre est pudique, réservée mais l'auteur nous en fait ressentir toute la chaleur et l'émotion. Bien des choses n'ont pas été dites. Elle le seront peu à peu: qu'est devenu Thomas ? Surtout qu'a-t-il fait ? réellement fait ? De quoi est-il accusé ? ....

Et peu à peu les pas de Jean iront à la recherche de Thomas. Une première tentative le conduit à Kibuye où il refait connaissance avec le lac Kiwu, sa lumière, les innombrables îles, le frais murmure des vagues... Il ne peut aller jusqu'au camp : les routes sont trop mauvaises et sa voiture trop légère. Sur le chemin du retour il rencontre des gens qui ont vécu les événements, perdu maison et famille. Une femme porte sur elle comme une relique les cartes d'identité des membres de sa famille, ensanglantées et marquées par le fameux T qui leur a valu la mort. Et d'autres racontent la fuite et les massacres pour ceux qui n'ont pu fuir, la folie et la haine s'emparant des coeurs, et des esprits, l'incompréhensible fureur qui ravage parfois les consciences humaines et les conduit à des actes qu'aucune bête sauvage ne poserait...

Et la question est encore plus lancinante: pourquoi Thomas ? Qu'a-t-il fait ?  Le voyage de retour est habité par ces questions qui le hantent.

Quelques jours plus tard il repart équipé d'un lourd 4x4 et d'un colis de chauds vêtements, préparés par leur mère. Il ne fait pas chaud là haut sur les collines dès que le soleil a disparu à l'horizon.

Peu à peu l'angoisse, la pluie et le froid le saisissent. Il n'est plus certain de tenir debout. Comment va être la rencontre ? Reconnaîtra-t-il son jumeau parmi tous ces hommes habillés de rose ? .. Le gardien l'identifie tout de suite, les deux frères se ressemblent tant. Justement Thomas franchit le seuil : '' Nous avons sauté dans les bras l'un de l'autre. Les différents scénarios que j'avais imaginés pour nos retrouvailles s'envolèrent en fumée. Les deux choses qui sortirent de nos bouches furent nos prénoms.... Nous n'arrivions plus à nous lâcher. Puis nous nous sommes mis à pleurer. Nos pleurs silencieux et abondants parlaient pour nous.''

Les mots étaient superflus.

Mais des mots il y en aura encore, et des questions.... Dans un dernier dialogue avec ceux qui sont partis, il entendra les reproches de sa soeur : '' toi qui veut tout savoir, tout comprendre, où étais-tu ? Pourquoi n'es-tu pas revenu ? '' Avec ses deux fils, elle lui demande des comptes : '' en Europe vous étiez informés.... tu savais... ''

Et elle ajoutera : '' J'espère que tu fais ton possible pour que ce qui s'est passé ne se reproduise plus...''

Avant de repartir vers sa famille, il ira avec mère nettoyer les tombes de ceux qui ont trouvé une sépulture... 

Il repartira en Europe avec cette promesse.

Elle nous atteint aussi."

                                                                        Jeanne S.   

22:36 Écrit par Joseph NDWANIYE dans Avis des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/03/2007

 

" Cher Joseph,
Te lire, c'est oser ouvrir les yeux par ton regard pour éviter que le nôtre se voile de honte...
C'est aussi faire résonner  en finesse la conscience du monde pour que le bruit provoqué évite d'autres dérapages de notre humanité ..."
    Amitiés,
        Frédéric Thys

 

20:45 Écrit par Joseph NDWANIYE dans Avis des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

07/03/2007

Message de Julos

Joseph revient sur les lieux de son enfance: le Rwanda qui fut traversé par la folie, il nous livre ses réflexions sur le génocide.... et ses conséquences: ces millions de fantômes qui errent encore sur le territoire dévasté, il parle de la mémoire assassinée, il parle des traditions disparues parties en poussière des territoires de son enfance qu'il reconnait à peine.

Le livre est une lecture en profondeur du parcours de ces millions de personnes déplantées de ce monde dont les visages et les voix ne cessent de nous interpeler, de nous héler des années après les
faits. Joseph nous parle de ce qu'il reste de ce continent perdu, abandonné et réduit à rien par la barbarie la plus totale et l'indifférence des hommes. Les morts crient à travers son livre: "Souvenez vous cela pourrait vous arriver aussi", il est plus que temps d'humaniser la planète livrée par l'argent aux assassins de toute farine.
 
                Julos Beaucarne 7 mars 07

12:54 Écrit par Joseph NDWANIYE dans Avis des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

 

Il ne m’a fallu que 2 soirées pour parcourir « la promesse faite à ma sœur » 2 soirées pour suivre les traces d’une famille mutilée par la monstruosité de la haine dictée par le pouvoir de quelques uns.
«… Même le visage des statues n’avait pas échappé aux ravages de la violence… »
«… Je me sentais prisonnier de ma liberté… »
«… Elle sortit de sa poche 6 cartes d’identités maculées de sang séché. C’était le seul souvenir qui lui restait des siens… »
Ces phrases et tant d’autres résonnent en moi bien au-delà du récit.
Il y a la déchirure, il y a la recherche des points de suture, il y a des blessures si profondes que la cicatrice reste ouverte à tant de points d’interrogation.
Comment la conscience personnelle peut-elle vivre dans l’inconscience collective ?
Que devient la conscience collective détournée par l’inconscience de quelques uns ?
L’émotion est forte.

Merci à Joseph Ndwaniye pour ce témoignage.

                                                                 Françoise Michel


09:49 Écrit par Joseph NDWANIYE dans Avis des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/03/2007

 

De nombreux livres ont évoqué le génocide au Rwanda.
Le livre de Joseph Ndwaniye nous parle de ces événements terribles à travers la voix de Jean, un jeune Rwandais étudiant en Belgique au moment du génocide, qui vécut la tragédie de 1994 à distance, à travers les médias ou les témoignages.
Une dizaine d'années plus tard, Jean rentre au pays retrouver sa mère et rencontrer son frère jumeau détenu en prison, les seuls rescapés de la famille. Il découvrira un pays métamorphosé, un pays qui lui est devenu presqu'étranger.
Joseph Ndwaniye utilise une langue sobre, croustillante, qui n'est pas sans rappeler la spontanéité et la chaleur de la société rwandaise. Sans emphase ni sensiblerie, il nous fait partager les témoignages de la tragédie et la douleur des survivants, ainsi que la culpabilité de ceux qui ont vécu le génocide à distance.
Ce récit est un témoignage personnel et m'a beaucoup touchée par son authenticité et sa simplicité. Il met en évidence également les répercussions des événements sur la vie de tous ceux qui y ont survécu. L'intrigue y est bien menée et nous tient en haleine jusqu'aux dernières pages. Malgré les traces omniprésentes de la tragédie, je me suis trouvée plongée dans la magie du pays des 1000 collines et dans la joie de voyager au coeur de ses paysages magnifiques.

                                                         Véronique Hennuy


23:29 Écrit par Joseph NDWANIYE dans Avis des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

 

« Quand ton voisin souffre d’un point de côté, sa douleur ne t’empêche pas de trouver le sommeil » nous dit Joseph Ndawiye. Ce proverbe africain qu’il a tenté de traduire exorciserait-il la culpabilité engendrée par le sentiment d’impuissance ?

Son témoignage, ce matin sur les antennes de la RTBF, transpire ce sentiment d’impuissance que nous ressentons lorsque les images défilent des 4 coins du globe.

Ce sentiment d’impuissance, l’auteur de "la promesse faite à ma sœur", le ressent quand il voit la télé, écoute la radio, entend les nouvelles en direct du génocide que subit son pays, sa famille alors qu’il vit en Belgique. « Ils sont en train de souffrir et je suis là en Belgique »

10 ans après les évènements, il retourne au pays, recherche des personnes et des lieux connus mais, ce n’est plus le même pays ! C’est un pays et des gens transformés par une souffrance indescriptible. Son neveu lui dit « ce qu’on a vécu, tu ne le connais pas » et l’homme est déchiré à la vision de sa famille massacrée.

Les histoires se racontent oralement en Afrique, elles s’écrivent peu et l’exilé retrouve à travers les mots de son père mort avant le génocide, ses proches, ceux qui sont maintenant du côté de l’invisible et ceux qu’il retrouve bien vivant.

La parole rassurante du père serait-elle la porte ouverte vers le chemin du retour à la splendeur des paysages des lacs et des collines ?

« Il faudra des générations de bonne volonté de la part des frères et sœurs rwandais pour pouvoir avancer»

Ces propos me rappellent le roman de Bernard Tirtiaux « Pitié pour le mal » Il raconte aussi la fin d’une « meurtrière » et le retour au pays… c’était en 1945.

Je relis une phrase d’Amin Maalouf dans son livre les identités meurtrières : « Ceux qui pourront assumer pleinement leur diversité serviront de relais entre les diverses communautés, les diverses cultures et joueront en quelque sorte le rôle de ciment au sein des sociétés où ils vivent »

Joseph Ndawiye m’apparaît comme un de ces relais. Il avait commencé son interview en se définissant belgo rwandais.

                                                        Françoise Michel

23:17 Écrit par Joseph NDWANIYE dans Avis des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |